fond vert
Les Toilettes, Naturellement !


CYCLE DU « COMPOST » fond vert


CYCLE DE L’EAU DANS NOS « FOYERS » fond vert

Questions/Réponses

· Que puis-je utiliser comme litière et où me la procurer ?

On peut utiliser toute matière végétale sèche. La litière peut être composée de copeaux de bois, de sciure, de paille (hachée de préférence), de foin, de feuilles d’arbres sèches, de broyats de branchages mais aussi de carton déchiqueté, … L’idéal est de fabriquer une litière composée d’un mélange de tous ces éléments. Le papier toilette ainsi que le carton du rouleau ont toute leur place dans les toilettes sèches. On peut trouver des copeaux de bois dans les scieries ou chez les menuisiers, chez ces derniers cependant, attention aux essences de bois exotiques et aux résidus de panneaux de particules bourrés de colles et autres produits chimiques. On peut aussi récupérer les résidus de végétaux broyés par les paysagistes ou élagueurs. Ou bien acheter de la paille à l’agriculteur du coin (certains font de la paille broyée, ce qui est idéal pour l’utiliser dans les TLB). Certains fabriquant de TLB et quelques magasins bio proposent des mélanges de litière prête à l’emploi.

· Comment composter les résidus ?

Bien que le compostage doive se faire à même le sol, le nouvel arrêté du 7 septembre 2009 (paru au J.O. du 9 Octobre 2009) concernant les installations d’assainissement non collectif stipule (section 5, article 17) que le compostage des résidus de toilettes sèches doit se faire sur une aire étanche. Pour débuter son tas de compost, il faut disposer dans le fond une bonne couche de paille d’environ 20 cm qui servira à absorber le lixiviat. Ensuite, on y verse le contenu du seau chaque fois que cela est nécessaire, on peut également y mélanger le compost domestique (épluchures de légumes, tonte de gazon, feuilles mortes, …etc.). Au bout d’un an, on obtient un bon tas que l’on va laisser au repos deux ans en prenant soin de le couvrir avec une couche de paille. Il ne reste plus qu’à recommencer un nouveau tas. La rotation s’effectue ainsi sur trois tas, au bout de deux années de repos, on retire le bon compost obtenu et on recommence un nouveau tas à cet emplacement. Il faut prévoir de couvrir les tas de compost en cours de remplissage et ceux en cours de mûrissement afin d’éviter que les fortes pluies ne lessivent le lixiviat vers l’extérieur mais aussi afin de garder le compost au chaud. De plus, recouvrir le compost permet d’éviter qu’il ne se dessèche par évaporation l’été ou dans les régions chaudes. Il est cependant important de ne pas étouffer le compost car il a besoin d’être bien aéré pour suivre son processus dans de bonnes conditions.

· Peut-on utiliser le compost au jardin potager ?

Il n’y a aucune restriction quant à l’utilisation du compost des toilettes sèches à condition de respecter un délai de compostage de deux ans afin d’éliminer les organismes pathogènes contenus dans les matières fécales.

· Peut-on utiliser le compost au jardin potager ?

Il n’y a aucune restriction quant à l’utilisation du compost des toilettes sèches à condition de respecter un délai de compostage de deux ans afin d’éliminer les organismes pathogènes contenus dans les matières fécales.

· Que choisir comme récipient ?

Bien qu’il soit tentant de prendre un contenant le plus grand possible afin de réduire la fréquence des manutentions, il est préférable d’opter pour un récipient de 15 à 25 litres. En effet, bien que les vidanges soient plus rapprochées, elles en restent beaucoup plus aisées. Une famille de quatre personnes vide son seau de 20 litres tous les deux à trois jours environ. Il est souvent recommandé de prendre un seau en inox car il est plus facile à nettoyer, se tache moins facilement et ne garde pas d’odeurs. Cependant ce type de seau coûte relativement cher. Les seaux en plastique sont aussi utilisables avec une préférence pour les seaux en plastique alimentaire, plus robustes et plus faciles à nettoyer. Ces seaux sont beaucoup moins chers que l’inox mais sont un peu plus contraignants au nettoyage, tout dépend de ce que l’on est prêt à accepter. Les seaux en acier galvanisé sont à éviter car ils sont vite attaqués par les urines et vous risquez de vous retrouver avec des fuites inopportunes au bout de quelques mois.

· N’y a t’il pas contre-indication entre l’utilisation des toilettes sèches et la prise de médicament (antibiotique, etc…) ?

En 1979 des tests ont été effectués par le département de microbiologie à l’Université d’agriculture de Norvège à propos des problèmes que pourraient entraîner, pour le déroulement du compostage, les excréments de personnes sous traitement antibiotique. Les résultats ont montré que cela n’amène pas de perturbation importante ou durable dans le compost, et donc, sauf en cas de doses vraiment massives, il n’y a pas lieu de s’inquiéter à ce sujet. (Extrait de « Un petit coin pour soulager la planète »)

· Faut-il séparer les urines des matières fécales ?

Il vaut mieux éviter cette pratique, l’intérêt premier de l’utilisation d’une toilette sèche est de remettre dans le cycle naturel une matière indispensable à l’équilibre de ce cycle. Afin d’obtenir un compost équilibré, il est indispensable de réunir les urines, les matières fécales et de la litière ou matière carbonée. En séparant les deux, les urines sont soit dirigées vers le réseau collectif (dans ce cas, le problème n’est pas résolu) ou bien stockées dans une cuve afin d’être utilisées au jardin. L’urine stockée dans une cuve subit une transformation chimique qui la rend plus rapidement et plus facilement infiltrable dans la nappe phréatique sous forme ammoniacale, ce qui constitue une forte pollution. De plus, il est recommandé de ne pas s’en servir pure mais de la diluer dans 8 volumes d’eau, ce qui remet en question la préservation de la ressource en eau escomptée avec l’utilisation d’une toilette sèche. Quant aux matières fécales stockées seules, elles ne peuvent rentrer dans un processus de compostage et ne donnent donc aucun résultat valorisant, disons plus clairement que l’on n’obtient rien de plus que de la merde sèche. On comprend donc que cette pratique n’a pas vraiment d’intérêt si ce n’est celui de réduire la manutention, mais à quel prix?


 

SAS KAPIECO - 7. Grand’Rue 41330 Champigny en Beauce – 06 82 86 89 30 – 02 54 20 06 98

www.kapieco.com - contactkapieco@gmail.com

Mentions légales

 

 

 

Vous êtes le visiteur n°